Produits du domaine : Château Palmer.

En dépit de la grande réputation de ce vin, la "marque" Palmer n'apparaît que dans le premier tiers du XIXème siècle. Auparavant, le vin se vendait sous le nom de Château de Gasq; sa gloire était grande puisque Louis XV en buvait.


De 1814 à 1843, le major-général Charles Palmer, par des achats successifs, ajouta une centaine d'hectares aux 60 hectares du Château de Gasq. Malheureusement, la ruine le guettait et il dut vendre son domaine à Mlle Marie-Françoise Bergerac qui le céda à la Caisse hypothécaire de Paris, laquelle ne sut gérer le vignoble ravagé par une nouvelle maladie : l'oïdium.


En 1853, les frères Pereire, banquiers, se portent acquéreurs du domaine auquel le Major Palmer a laissé son nom. Il doit être replanté alors que le classement de 1855 est établi. Curieusement, ces avatars ne semblent pas avoir eu de graves conséquences. Considéré comme 3ème dans le siècle précédent, il est gratifié du 3ème rang en 1855. Peu après, les Pereire font construire l'élégant château que nous admirons aujourd'hui : une pièce montée qui tiendrait d'Azay-le-Rideau. En 1929, le vignoble couvre 115 hectares. C'est le début d'une nouvelle décadence. Le point le plus bas est atteint en 1938. Lorsque la société d'exploitation actuelle l'achète, il ne reste que 20 hectares de vignes ! Une fois de plus, le domaine sera reconstitué. Seuls les meilleurs terrains feront l'objet de nouvelles plantations.


Les parcelles de Palmer sont assez bien regroupées autour du château et des deux côtés de la route départementale n°2 qui relie Cantenac au village d'Issan.


Des graves fines, parfois moyennes, günziennes garonnaises, de bonne profoondeur sur socle valcaire, entre 5 et 18 mètres d'altitude, accueillent les règes serrées.


Les méthodes relèvent de la tradition et du classicisme. Les Merlot sont bien représentés, les cuvaisons se font dans du bois, matériau de plus en plus rare, et leur durée suppose une bonne extraction.


Le secret du succès de Palmer tient en quelques facteurs : sélections sérieuses et sévères, terroir de qualité, encépagement étudié, de forte densité et rendement raisonnable.


Il faut ajouter à cela une vinification harmonieuse parfaitement adaptée aux moûts et au but recherché.

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